J50 – mercredi 18 janvier – Bangkok Marathon

50è jour de ce périple asiatique et dernier jour à Bangkok. Cela fait déjà un mois et demi que j’ai quitté Blagnac. Pour cette dernière journée, nous avons un programme de visites assez chargé. Après avoir déjeuné, nous partons prendre le métro pour aller visiter le Grand Palais. En nous rendant au métro, nous passons devant une entreprise où les salariés prient devant le petit temple érigé dans le parc.

Vers 9h15, nous arrivons à l’endroit où les principaux temples et palais de Bangkok sont implantés.

Nico va visiter le temple Wat Pho et son immense Bouddha couché tandis que je vais me balader dans le parc voisin après avoir acheté un café à la devanture d’une maison.

Puis nous partons en direction du Grand Palais alors que des écoliers arrivent pour visiter le temple Wat

Nous sommes en milieu de matinée et il y a déjà foule pour visiter cet site exceptionnel. Par contre, nous sommes obligés d’acheter (200THB) un pantalon léger pour pouvoir y pénétrer. Puis il nous faut acquitter le prix du ticket d’entrée 500THB. « Que de monde, que de monde ! » comme aurait pu le dire le Président Mac Mahon devant la crue de la Garonne en 1875. Je dirais même plus « Queue de monde, queue de monde ! ».

Temple du Bouddha d’émeraude

Il est vrai que cet endroit est absolument incroyable de par la multitude et la beauté des temples et palais.

Le Grand Chédi doré

Palais Chakri Maha Prasat

Il m’est difficile de choisir entre toutes les photos prises. De plus, comme disait je-ne-sais-plus-qui « La beauté se cache dans les détails ». Il faudrait la journée (et encore) pour déceler tous les détails sur chaque édifice.

De plus, une fresque gigantesque est peinte le long de galeries et raconte la légende du Ramayana. Les dessins sont splendides.

Une fois les mirettes rassasiées, nous partons dans le quartier ancien de Rattanakosin. J’y étais déjà allé avec le fiston et je retrouve d’ailleurs le restaurant où nous avions déjeuné. Mais, comme les histoires d’amour terminées, il ne faut pas y revenir. Nous partons ensuite en tuk-tuk puis métro suite à un mauvais renseignement et enfin à pieds, à la minuscule gare de Wongwian Yai.

Il s’agit du terminus de la ligne qui devrait nous emmener à l’extérieur de Bangkok jusqu’à la côte. Après renseignement, difficile à obtenir, il s’avère que les vélos ne sont pas autorisés dans ce train. « Flûte ! » pour rester poli.

Il nous faut trouver une autre solution. En attendant, nous nous rendons dans le quartier de Khlong San où Nico aimerait faire un tour de bateaux sur les canaux de Bangkok Yai. Pour nous y rendre, nous empruntons des ruelles hors des sentiers battus. Aucun touriste ne doit s’aventurer par là vu la réaction des autochtones. Les conditions d’habitat sont pour le moins précaire.

Au hasard de ce labyrinthe, nous tombons sur un élevage de coqs de combat, enfermés chacun dans une petite cage, ainsi que l’aire où les combats à mort et les paris se déroulent. Les propriétaires nous invitent à rentrer.

Nous poursuivons notre marche et arrivons enfin sur les fameux canaux. Des embarcations au moteur surpuissant de voiture baladent les touristes. Nous tentons de les intercepter mais sans succès. Nous changeons alors de ponton et de stratégie.

Après avoir trouvé un ponton qui semble être un arrêt sur une ligne fluviale, Nico patiente. Il guette un bateau. Les pigeons guettent Nico. Et moi, je guette Nico et les pigeons !

Nico intercepte alors deux jeunes écoliers uniformisés aux chaussettes lâches et à la coupe de cheveux bien soignée. Mais c’est toujours aussi difficile de se faire comprendre. Nous attendons désespérément qu’une embarcation arrive. Mais il semblerait que cette ligne ait été abandonnée au profit (sic !) des traînes gogos à grande vitesse …

Décidément, il y a des jours où c’est pas le jour ! Nous décidons de nous rendre, toujours à pieds, jusqu’à la station de métro la plus proche après avoir emprunté un vieux bus brinquebalant. A nouveau par hasard (comme quoi le hasard fait parfois bien les choses), nous passons devant le célèbre Flower Market. C’est un enchantement de senteurs et de couleurs !

Des centaines de petites mains jeunes et moins jeunes, féminines et masculines créent des compositions florales essentiellement destinées comme offrande dans les temples bouddhistes.

A la sortie de cet immense marché sis sous un hangar, d’autres stands de fleurs côtoient des stands de fruits le long d’un long boulevard. Nico fait provision d’un ananas qui se révèlera délicieux.

Après tous ces kilomètres parcourus à pédibus, les pieds chauffent et la fatigue se fait sentir. Nous arrivons enfin à une station de métro. Il est temps de rentrer se doucher puis d’aller dîner.

Nous embarquons avec nous Johanna, une jeune berlinoise d’origine indienne, digital nomad en tant que traductrice allemand-anglais. Elle vient d’arriver à l’auberge de jeunesse en provenance du Kerala en Inde du sud. Lundi, elle partira à Chiang Mai. Je lui communique les coordonnées du fiston. Après, elle se rendra à Paris pour perfectionner son déjà très bon français et, accessoirement, y rejoindre son ami. Il est tard. Le marathon à travers les rues de Bangkok est terminé. Demain il nous faut plier les gaules pour attaquer notre périple à vélo.

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