J’ai bien intuité de me poser sous cet abri. En effet, vers 4h du mat’, il est tombé des hallebardes. De plus, j’ai pu profiter d’un bon feu de cheminée pour passer la soirée. Une fois le foyer chargé, j’ai installé mon matelas sur le banc devant la cheminée puis dodo dans mon duvet.

Comme d’hab’, je me réveille vers 7h du mat’. Pourtant, ce matin, je n’ai pas beaucoup de route à faire. Le ciel est encore bien chargé. Je prends la route peu après 8h. Je suis vraiment réglé comme une horloge suisse !

Après avoir emprunté la fameuse route E6 puis l’itinéraire n°11 pour les vélos sur un parcours toujours aussi exigeant, j’arrive au pont de Narvik long de 1.533kms.

Du haut du pont, j’ai une vue imprenable sur la baie de Narvik baignée dans un camaïeu de gris.

Je suis ma trace pour arriver peu avant 10h, après 1h11 de crapahute, à mon auberge de jeunesse « Sjomanns Kirka« . Comme son nom l’indique, cette auberge a été construite dans une ancienne église (kirka).

Le check in n’est qu’à 17h. Je dépose mes bagages puis file me raser au savon et me doucher. Je suis propre comme un sou neuf ! Cela fait du bien. Je fais également tourner une machine avec toutes mes fringues. Et je prépare mes cartes pour la suite du périple. Ensuite je file dans le centre à 700 mètres à pied pour y déjeuner.

J’ai repéré un restau à la côté du marché au poisson. J’y teste un hamburger au requin. Cela a le goût de poisson et de foie. Etonnant ! Par contre, les prix sont toujours aussi prohibitifs. Je m’en tire pour 20 balles sans vin (le verre est à 12€) et sans bière (10€ le demi). Je ne parle même pas des desserts (crème brûlée à 15€). Et c’est à peu près partout pareil.

D’ailleurs, je vais le prendre avec un bon café dans la pâtisserie sise dans la bibliothèque en face d’où je suis. Là, le café avec un gâteau à la cannelle qui sort du four est à 9€. Et heureusement que je bivouaque. La moindre chambre est à 100€. La nuit dans l’auberge de jeunesse coûte 44€ sans la machine à laver/sèche linge (7€ en sus). Et tout est à l’avenant. Je m’attable pour finir de rédiger mon introspection. Puis je pars me balader en ville où les maisons anciennes côtoient des résidences neuves.

Je rentre après 16h pour voir le Tour de France qui arrive à Bergerac après être passé à Lalinde-la-jolie puis à Saint-Capraise-de-Lalinde, à quelques kilomètres de ma maison de Lanquais. D’ailleurs, c’est à Saint-Capraise que j’ai couru mes trois premiers marathons, nommés Marathon de la Vallée de la Dordogne. Ce marathon s’est arrêté car une partie de la digue entre le canal de Lalinde et la Dordogne s’était effondrée. De mémoire, je les avais courus en 3h18, 3h09 et 3h01 finissant 14è. Après le crabe m’avait rattrapé et il m’avait fallu repartir de presque zéro et quelques années pour passer la barre symbolique des 3h00 (14km/h).
Au sujet de Bergerac, je voudrais dédier cette journée off à ma belle-fille Nathalie qui y vit toujours avec son compagnon Thierry. Gros bisous à tous les deux !
Résumé :
17kms, 1h11, 14,4km/h, 240D+ 220D-, beau temps, hôtel
